67ème anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale

Publié le 07 mai 2012 — par Jean-Paul Bret
Catégorie(s) Mémoire, politique

Discours du 7 mai 2012

Notre cérémonie anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale nous ramène à un passé terrible, un passé qui a porté l’intolérance à son paroxysme. Les camps de la mort ne sont pas seulement la conséquence d’une politique totalitaire, ils sont l’aboutissement d’un modèle social fondé sur la haine de l’autre. A partir de septembre 1944, date de la libération du camp de Lubin-Maïdanek, le premier à avoir été libéré, les soldats des unités alliées découvrent l’ampleur de la politique de ségrégation du IIIe Reich qui a séparé la société en plusieurs groupes d’individus, organisant la disparition de certains d’entre eux.
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L’homme du rassemblement l’emporte sur le camp de la division

Publié le 07 mai 2012 — par Jean-Paul Bret
Catégorie(s) politique

La victoire de François Hollande est nette. Avec 4 points de plus que Nicolas Sarkozy, il lui inflige une défaite historique pour un président sortant, une défaite en forme de camouflet. Pour moi qui l’ai soutenu dans son engagement bien avant les primaires, c’est une immense satisfaction. A Villeurbanne, en recueillant 58,01% des voix, il réalise un score exceptionnel qui va même au-delà de mes espérances.

La campagne aura été longue et difficile mais, en un an, depuis l’annonce de sa candidature, quel chemin parcouru, que d’étapes franchies ! Il a réalisé une course de fond, gagnant progressivement en crédibilité jusqu’au face à face final avec son adversaire où il s’est encore révélé aux yeux de nombreux Français et où il a su convaincre au-delà de la gauche.

Ce soir, c’est l’homme du rassemblement qui l’emporte sur le camp de la division. C’est celui qui a voulu dresser les Français les uns contre les autres qui est sanctionné. Avec la performance de François Hollande, la France réaffirme des valeurs de justice et d’égalité dont nous avons tant manqué pendant cinq ans.

Ce soir, le défi est grand. Mais l’ampleur du succès offre des bases solides au nouveau président. Nous devons maintenant lui donner une majorité à l’Assemblée nationale car c’est à cette condition qu’il pourra conduire toute sa politique.

Résultats du 2ème tour de l’élection présidentielle 2012 à Villeurbanne :

François Hollande : 58,01%

Nicolas Sarkozy : 41,99%

Le désavoeu est cuisant pour Nicolas Sarkozy

Publié le 23 avr 2012 — par Jean-Paul Bret
Catégorie(s) politique

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, le président sortant n’arrive pas en tête à l’issue du premier tour. Les Français ont sanctionné sa politique, ses méthodes, son comportement. Sa campagne a d’ailleurs été à l’image de son mandat. Mais cette fois, loin de prendre des voix à Marine Le Pen, comme en 2007, il a largement contribué à sa progression. François Hollande arrive en tête au soir du premier tour après une campagne  marathon à laquelle il a su donner un cap, de la constance et de la cohérence. Pour moi qui l’ai soutenu avant même l’ouverture des primaires, ce résultat m’apporte une grande satisfaction. Jusque-là le chemin n’a pourtant pas été facile mais la détermination avec laquelle il a mené sa campagne et défendu les valeurs d’égalité et de justice, a permis de gagner cette avance indispensable pour le 2ème tour. Maintenant la gauche et avec elle, tous ceux qui veulent le changement doivent se rassembler pour confirmer les espoirs de ce premier tour. Nous devons maintenir la mobilisation pour aller chercher la victoire la plus nette le 6 mai.

Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle 2012 à Villeurbanne :

. François Hollande :  33,82 %

. Nicolas Sarkozy  :     24,08 %

. Marine Le Pen :        13.41 %

. J-L Mélenchon :       12,97 %

. François Bayrou         9,24 %

. Eva Joly                       3,33 %

. N.Dupont-Aignan  :   1,45 %

. Philippe Poutou :        0,91 %

. Nathalie Arthaud :      0,54 %

. Jacques Cheminade :  0,26 %

Ces résultats se distinguent des scores nationaux par l’écart très important (près de 10 points) entre celui de François Hollande (33,82) et celui de Nicolas Sarkozy (24,08). Le résultat du Front national et de Marine Le Pen est également très en dessous de son score national, ce dont je me réjouis.

Libération de Ragip Zarakolu, citoyen d’honneur de Villeurbanne

Publié le 11 avr 2012 — par Jean-Paul Bret
Catégorie(s) Non classé

J’ai appris avec soulagement la libération de l’éditeur turc, Ragip Zarakolu – citoyen d’honneur de Villeurbanne – qui était incarcéré depuis le 1er novembre dernier à Istanbul. Accusé de terrorisme en raison  de son  soutien aux causes kurde et arménienne, ce défenseur des droits de l’homme avait déjà été condamné, en 2008, à cinq mois de prison en vertu de l’article 301 du code pénal qui punit tout dénigrement envers l’Etat turc. A l’occasion du 50ième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, j’avais parrainé, en tant que parlementaire,  Ragip Zarakolu et Ayse, son épouse aujourd’hui décédée. Leur fils Deniz, également militant, est actuellement privé de liberté. Je demeure inquiet et vigilant à son égard comme à celui de son père qui, au terme de son procès prévu le 2 juillet prochain, encourt plusieurs années de prison.

Raymond Aubrac, une figure de la résistance s’est éteinte

Publié le 11 avr 2012 — par Jean-Paul Bret
Catégorie(s) Mémoire

Je salue la mémoire de Raymond Aubrac décédé hier à l’âge de 97 ans. Compagnon de Jean Moulin, il fut arrêté avec lui et les autres chefs de la Résistance en juin 1943 à Caluire. Avec sa femme, Lucie Aubrac qui organisera son évasion, ils incarnaient le courage, le sens de l’honneur et l’espoir. Car malgré la brutalité, la violence, les humiliations et le drame des disparitions, ils ont survécu.
Après la guerre, Raymond Aubrac n’a eu de cesse de faire vivre ce qui avait été au cœur de son combat, cultivant sans cesse son esprit de résistance et témoignant auprès des jeunes générations.
C’est l’une des dernières figures de la résistance française qui nous quitte aujourd’hui et une page de cette histoire qui s’enfuit avec lui. A nous désormais de continuer à faire vivre son souvenir et celui de ses engagements.